Alimentation

Comment profiter pleinement des fêtes sans avoir peur de grossir ?

Les repas de fête sont l’occasion de partager des instants de convivialité, de resserrer les liens avec la famille et les amis, de savourer des aliments réconfortants qui nous rappellent notre enfance ou de se lancer dans une préparation décadente de pâtisseries. Une période où manger fait partie de la fête et où tout le monde mange plus que d’habitude. Les fêtes étant propices aux excès et aux indigestions, cela peut être particulièrement difficile pour ceux qui ont des problèmes d’alimentation et d’image corporelle. Si vous suivez actuellement un régime ou que vous avez peur de grossir, le plaisir des fêtes peut se transformer en calvaire surtout si vous pensez sans cesse à ce que vous mangez ou à ce qu’il faut éviter de manger. Alors comment faire pour profiter pleinement des fêtes sans avoir peur de grossir ?

Profiter des fêtes sans avoir peur de grossir

La problématique des régimes

Lorsque je suivais un régime, au lieu de prêter attention aux besoins de mon propre corps, je faisais de mon mieux pour respecter scrupuleusement les règles diététiques.

Je redoutais particulièrement les rassemblements en famille ou entre amis, parce qu’après avoir passé toute l’année à surveiller mon poids et mon alimentation, je savais que les fêtes pouvaient anéantir tous mes efforts.

Pendant les fêtes, nous nous retrouvons face à un dilemme :

  • D’un côté, nous voudrions avoir la liberté de manger tout ce qui nous fait envie dans les quantités qui nous font plaisir.
  • Et de l’autre, nous ne voulons pas grossir.

Résultat, cela entraîne de l’anxiété, de la culpabilité et parfois même des compulsions alimentaires.

Pour ne pas prendre de poids pendant les fêtes, la culture des régimes t’incite à :

Éviter les aliments caloriques

Adieu foie gras, toasts beurrés au saumon, coupe de champagne, chocolats, biscuits et bûche de Noël, hors-d’œuvre appétissants, … Mais rassurez-vous, vos hôtes auront sûrement prévu un plateau de crudités…

Autant vous dire que vous allez devoir redoubler d’efforts pour vous en tenir à des aliments jugés « sains » mais également veiller aux quantités de nourriture que vous allez avaler. Cela va vous conduire à être obsédé par la nourriture du matin au soir.

Vous priver de vos aliments préférés favorise l’augmentation des fringales et des grignotages. Et pourra même déclencher des compulsions alimentaires incontrôlables, surtout à cette période de l’année où les émotions sont à fleur de peau, ce qui nous donne encore plus envie d’aliments gras, sucrés et caloriques, qui sont une source de réconfort immense.

Anticiper en sautant des repas

En prévision de repas copieux, beaucoup d’entre nous se sont rendus coupables de sauter des repas plus tôt dans la journée pour « économiser » notre appétit et nos calories.

Mais en faisant cela, nous mettons notre corps en mode survie, entraînant un besoin urgent de nourriture.

Nous sommes alors tellement affamé, qu’à partir du moment où nous nous autorisons à manger, nous finissons par nous jeter sur la nourriture. Ce qui nous empêche de profiter pleinement de la nourriture et peut enclin à nous arrêter lorsque nous nous sentons confortablement rassasié.

Notre corps n’étant pas conscient que le manque de nourriture est dû à une restriction intentionnelle et non à une famine, il va nous pousser à manger le plus possible au cas où la nourriture manquerait à nouveau.

Sauter des repas peut entraîner une hypoglycémie, une augmentation des fringales et une augmentation des crises de boulimie.

Te priver des repas de fêtes

La peur de prendre du poids et d’anéantir tous les efforts que nous avons fait jusque là peut nous inciter à décliner des invitations car nous nous sentons plus en sécurité chez nous, à l’abri de toutes les tentations.

Mais l’on oublie une chose, les repas de fêtes ne se résument pas à l’alimentation. Ce sont avant tout des moments merveilleux de partages, l’occasion de profiter de nos proches, de discuter avec eux et de se remplir de souvenirs agréables.

Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, je n’ai pas envie de me réveiller à 80 ans en me disant que je n’ai pas profité des personnes que j’aimais par peur de prendre du poids… Et vous ?

« Je profite des fêtes, je recommencerai mon régime en janvier »

En nous disant cela, que va-t’il se passer ? Et bien notre corps va anticiper la future restriction et notre cerveau va se dire : « La nourriture ne sera plus là en janvier, alors mange autant que possible maintenant ! »

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Même si nous sommes techniquement entourés de nourriture, cette restriction à venir déclenche une privation mentale et notre corps réagit comme s’il était en mode famine. Ce qui va influencer la façon dont nous nous comportons avec la nourriture.

Compter sur le fait de faire à nouveau attention en janvier – consciemment ou inconsciemment – nous met dans un état d’esprit tel, que nous n’arrivons plus à refuser un dernier amuse-gueule alors que nous avons déjà le ventre rempli, que nous ne pouvons pas passer à côté d’une assiette à gâteaux sans en grignoter un au passage, que nous finissons tous nos repas le ventre tendu et l’estomac douloureux.

Compenser les excès par le sport

Faites-vous partie des personnes qui pratiquent une activité sportive pour mériter de manger ? Je vois de plus en plus de personnes s’épuiser à faire un sport qu’elles détestent pour perdre du poids ou pour compenser un excès alimentaire ou pire, pour mériter de manger.

Si c’est votre cas, vous vous épuisez pour rien.

L’activité physique, pour être bénéfique, doit être agréable et plaisante et non une source de torture.

Le sport ne fait pas maigrir, c’est un mythe. Il est bénéfique pour la santé, pour tonifier votre corps, pour améliorer votre humeur et augmenter la qualité de votre sommeil mais il ne vous fera pas fondre, croyez-moi. J’ai essayé pendant des années.

Et ce, pour une bonne raison: plus vous allez faire du sport, plus vous allez avoir faim et plus vous allez manger.

L’un de ces scénarios vous dit quelque chose ? Si c’est le cas, tu n’es pas seul. L’ironie, c’est qu’aucune de ces situations ne vous permettra de profiter pleinement de l’occasion, des gens, des conversations ou même de la nourriture que vous vous autorisez ! Car chacune de ces situations est remplie de honte, de culpabilité et d’anxiété. Vous ne voyez plus de la nourriture devant vous mais des produits « bons » ou « mauvais ».

La solution : Aborder les fêtes autrement, utilisez l’alimentation consciente

Vous ne faites pas un régime parce que vous l’aimez… Vous faites un régime parce que vous pensez que vous devez le faire. Et quand vous  » échouez « , vous culpabilisez et vous pensez que la solution consiste à avoir PLUS de volonté, PLUS de règles, PLUS de contrôle

Et si je vous disais qu’il y a une bien meilleure alternative ?

Car oui, il est possible de mener une vie sans être obsédé par la nourriture, les calories et les régimes amaigrissants. Il est possible d’atteindre vos objectifs de poids et de santé sans AUCUNE frustration, AUCUNE privation, AUCUN contrôle, AUCUN jugement et qui fonctionne ! (Je vous rappelle que les régimes finissent en échec dans 95% des cas.)

Parce que le problème ce n’est pas la nourriture en elle-même. Le problème ce sont nos pensées envers la nourriture et notre attitude avec notre alimentation.

Bien sûr, des années de régime ne se résoudront pas du jour au lendemain, mais je suis heureuse de partager ci-dessous quelques outils qui pourraient vous être utiles en cette période de fêtes.

Voici quelques-uns de mes conseils pour profiter pleinement des fêtes, en compagnie des personnes que vous aimez, sans avoir peur de prendre du poids :

Garder un rythme de repas cohérent

Comme nous l’avons vu précédemment, vous restreindre ou jeûner en prévision d’un repas conséquent pourrait être contre-productif.

Il est préférable de garder un rythme de repas régulier pour ne pas mettre votre corps dans un état de manque. Alors honorez chacun de vos signaux de faim tout au long de la journée.

  • Si vous avez faim en milieu d’après-midi en sachant que vous allez manger un gros repas le soir, prenez seulement une petite collation qui vous permettra d’être suffisamment rassasié pour tenir jusqu’au repas, tout en laissant également le temps à votre appétit de revenir.
  • Si vous prenez une trop grosse collation, vous prenez le risque de vous rendre à votre repas sans avoir faim et de devoir vous forcer à manger.

Vous pouvez appliquer ce conseil à la vie de tous les jours. Si vous ne mangez pas régulièrement lorsque vous avez faim, votre corps commence à perdre confiance en vous pour le nourrir – ce qui signifie que lorsque vous commencez à manger, vous aurez peut-être plus de mal à arrêter de manger lorsque vous êtes rassasié. Votre corps ne sachant pas quand vous mangerez à nouveau.

Profiter des fêtes sans avoir peur de grossir

Accordez-vous sur vos signaux corporels

La principale idée de l’alimentation consciente est de manger en fonction de sa faim. On mange quand on a faim et on s’arrête quand on est rassasié, c’est-à-dire lorsqu’on a plus envie de manger.

  • Dès à présent, entraînez-vous à écouter les signaux de votre corps signalant la faim, la satiété et le rassasiement. Soyez à l’écoute vos sensations, sans porter de jugement. Restez simplement curieux pour savoir ce dont votre corps a besoin.

Peut-être vous rendrez-vous compte que vous ne dormez pas assez ou vous vous apercevrez que vous restez trop longtemps sans manger, et que cela vous rend irritable et vous empêche de vous concentrer ou peut-être vous rendrez-vous compte que vous mangez dès que le stress pointe le bout de son nez, et qu’il vous faudrait trouver différentes façons de le gérer, de sorte que la nourriture ne soit pas votre seule réponse.

  • Avant de manger, prenez quelques minutes pour évaluer votre niveau de faim : à quel point vous sentez-vous affamé ? Qu’aimeriez-vous manger ? Qu’est-ce qui vous fait envie ?
  • Donnez-vous la permission de manger tout ce qui vous semble bon, et mettez un maximum d’attention sur l’acte de manger. Dégustez votre nourriture, sentez les arômes, appréciez les saveurs et remarquez le plaisir que cela vous procure.
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Profiter des fêtes sans avoir peur de grossir

Pendant les fêtes, nous sommes souvent distraits par les conversations, la musique et les différentes interactions. Donc il est tout à fait normal de ne pas être concentré à 100% sur ce que l’on mange et c’est ok. L’idée c’est de pouvoir avoir une attention partagée entre ce qui se passe autour de nous et ce que l’on mange. De sorte à revenir régulièrement sur nos sensations corporelles pour faire un rapide check-up : Avez-vous encore envie de manger ? Aimez-vous ce que vous mangez ou préférez-vous manger autre chose ? Vous sentez-vous bien, repu, inconfortable ?

En fonction de vos sensations, vous saurez si c’est le moment de faire une pause dans le repas. Si vous devez changer d’aliment parce que celui que vous mangez actuellement ne vous satisfait pas. S’il est temps de ralentir pour laisser de la place au plat suivant.

  • Surtout, ne vous obligez pas à terminer votre assiette si vous n’en avez plus envie. La plupart du temps, il vous sera toujours possible ramener les restes à la maison ou demander à votre hôte la recette du dessert, afin que vous puissiez la préparer dès que l’envie vous prendra.

Attention toutefois, bien qu’il soit important d’être à l’écoute de vos signaux corporels, vous devez faire attention à ne pas tomber dans un « régime de la satiété ». Il est normal de manger au-delà de sa faim parfois ou de manger un biscuit ou un dessert, par gourmandise, même si vous n’avez pas faim. C’est tout à fait normal! Tout comme c’est normal de refuser la nourriture si vous n’en avez pas envie.

Retenir qu’il n’existe aucun aliment grossissant

Tous les aliments sont transformés en calories. Notre corps ne fait pas la distinction entre les calories provenant d’un yaourt 0% ou d’un carré de chocolat ! D’ailleurs calorie pour calorie, un yaourt 0% (environ 60 calories) est plus calorique qu’un carré de chocolat (environ 40 calories).

Ce qui nous fait prendre du poids, en définitive, ce ne sont pas les aliments que nous mangeons, mais c’est lorsque nous mangeons plus que les besoins de notre corps, c’est-à-dire quand nous consommons plus de calories que nous en dépensons.

Donc, durant les fêtes, la bûche de Noël, les marrons glacés ou le foie gras ne vous feront pas plus grossir qu’un autre aliment. Par contre, vous pourrez prendre du poids, parce qu’en période de fêtes, nous mangeons généralement au-delà de nos besoins.

Mais, rassurez-vous, tout le monde fait des excès en période de fêtes. Et en réalité, un repas, ou même plusieurs repas, trop abondants, ne sont en rien nuisibles pour le poids… s’ils sont suivis d’une période durant laquelle vous vous recalez sur vos sensations alimentaires de faim et de rassasiement et vous retrouverez votre poids d’équilibre.

Mesurez votre appétit et servez-vous en conséquence

Souvenez-vous qu’il vous faut garder de l’appétit pour tous les plats que vous allez manger afin de pouvoir tous les apprécier.

Auparavant, quand j’arrivais au dîner, j’étais généralement affamée. Du coup, j’enchaînais les hors-d’œuvre servis à l’apéritif, suivi de quelques verres d’alcool. Conséquences ? J’étais déjà repue avant même de passer à table !

Ce qui s’avérait être particulièrement gênant quand on est invité. On ne peut pas décemment refuser de manger. J’étais donc obligée d’ingurgiter de la nourriture supplémentaire et je finissais avec l’estomac douloureux et inconfortable.

  • N’allez pas à un dîner en étant affamé. Quand on est affamé, on a tendance à manger rapidement et il est très difficile pour nous d’être attentif à nos signaux corporels. Prenez une petite collation pour arriver avec une faim raisonnable.
  • Sélectionnez les aliments pour ne manger que ceux qui vous font réellement envie et renoncez aux autres. Ne cherchez pas à manger tout ce qui vous est présenté. Rien n’est véritablement exceptionnel, ni les amuses-gueules, ni le saumon fumé, ni les petits gâteaux, ni les viandes, … Tout cela est disponible à la demande quand vous le voulez. Les aliments que vous abandonnez aujourd’hui ne sont pas perdus définitivement, vous les retrouverez une autre fois.
  • SAVOUREZ. Mangez calmement, prenez votre temps pour les déguster, vous avez tout votre temps. Profitez du moment. Partagez votre attention entre votre assiette et les conversations.
  • Recentrez-vous sur votre respiration. Si vous sentez que vous êtes en train de vous faire happer par la situation, faites une pause et essayez de vous recentrer sur vous même pour ne pas basculer dans l’impulsivité et retrouver une conduite alimentaire réfléchie.
  • Gardez de la place pour la suite. Gardez en tête qu’après vous aurez sans doute un plat, peut-être même une entrée et sûrement un dessert ! Donc gardez de la place pour profiter pleinement des prochains plats. Cela veut dire parfois renoncer à un toast de foie gras qui nous fait envie ou un autre kir royal, afin de garder une petite faim pour le repas ou le dessert, car ils seront sans doute eux aussi très appétissants.
  • Ne vous forcez pas. Si vous êtes repu, ne cherchez pas à finir votre assiette ou continuer à vous servir de bonnes portions. Mangez quelques bouchées pour faire honneur au plat si vous le souhaitez et arrêtez-vous pour pouvoir sortir de table en vous sentant bien.
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Refusez la nourriture qui vous est proposé si vous n’en avez pas envie ou que vous n’avez plus faim

Il est important de manger en fonction de vos sensations alimentaires, en vous respectant.

Refusez aimablement, en faisant des compliments sur le plat pour ne pas vexer votre hôte (présentation, goût, ingrédients, …).

Et si la personne insiste, réitérez votre réponse : « C’est très gentil mais je n’en prendrai pas, j’en ai assez mangé, merci… »

Vous n’avez pas besoin de trop manger pour faire plaisir aux membres de votre famille. Écoutez votre corps et faites-vous confiance.

De plus, vous pouvez toujours emporter une assiette de restes à la maison pour plus tard.

Manger sans culpabiliser

L’important est de ne pas culpabiliser de manger, de ne pas être anxieux de grossir, car ce sont ces émotions qui, en définitive, nous font manger en excès.

Mangez de bonnes choses, sans pour autant vous gaver, car rien n’est plus désagréable que d’avoir mal au ventre et des crises de foie. Prenez des petites bouchées et dégustez-les. Lorsque votre plaisir en bouche faiblit, arrêtez-vous, même s’il en reste dans votre assiette.

Profiter des fêtes sans avoir peur de grossir

Un point sur l’alcool et les boissons sucrées

L’alcool et les boissons sucrées – de type jus de fruits ou sodas – contiennent des calories. Il est donc essentiel de ne pas en abuser, sans pour autant vous en priver si vous en avez envie.

L’idéal est de les consommer si vous avez faim ET également soif.

Considérez-les comme des aliments. De même, essayez de les déguster, de prendre votre temps pour les boire, d’en apprécier toutes les saveurs et de ressentir les sensations que cela vous procure.

Attention à l’alcool, non pas pour les calories qu’il contient mais pour son effet inhibiteur qui, si vous en buvez trop, vous empêchera de ressentir vos sensations corporelles et il vous sera alors difficile d’identifier le moment où vous serez rassasié.

Que faire si je craque ?

Il arrive parfois que les choses déraillent et que nous ne parvenions pas à manger comme on le souhaiterait. Parfois, il est plus difficile de prendre son temps, de manger de manière détendue ou d’être attentif à ce qu’on mange. Et c’est tout à fait normal.

Ne vous inquiétez pas si vous mangez trop. Trop manger n’est pas un crime. Tous les mangeurs, même les plus minces, font quelques excès de temps en temps.

Un excès occasionnel n’aura pas d’incidences sur votre poids, dès lors que vous attendiez le retour de la faim pour manger à nouveau.

Et surtout DÉDRAMATISER ! Plus vous dramatisez ou culpabilisez, plus vous aurez envie de manger pour vous réconforter. En dédramatisant, vous verrez que vous en mangerez beaucoup moins.

Ce qui compte en définitive, ce n’est pas un excès ponctuel à moment donné, c’est la façon dont vous allez réguler votre prise alimentaire sur les dix jours à venir.

Profiter des fêtes sans avoir peur de grossir

Bonne nouvelle !

Pendant les fêtes, vous pouvez :

  • Profiter de tous les aliments et boissons qui vous font envie même s’il s’agit de foie gras servi sur du pain d’épices avec de la confiture de figue !
  • Vous faire confiance et être à l’écoute de votre corps pour vous arrêter avant d’avoir trop mangé.
  • Déculpabiliser car, même si vous faites un excès, il sera vite effacé si vous attendez que votre faim revienne pour manger à nouveau. Vous n’aurez pas à vous remettre au régime en janvier !
  • Manger sur un mode convivial en partageant un repas festif et agréable en famille ou avec vos amis. Après tout, c’est ça le plus important, vous ne pensez pas ?

J’espère que tous ces conseils vous aideront à profiter pleinement des fêtes sans avoir peur de grossir. Dites-moi en commentaire si cet article vous a été utile !

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12 commentaires

  • Anne Prudent

    C’est vrai que ça serait dommage de gâcher un si bon moment par peur des conséquences. Très bons conseils pour que les fêtes de fin d’année se passent bien sans culpabiliser.
    Merci 🙂

    • Murielle

      Je trouve aussi 😉 Il ne faut pas oublier que l’intérêt des fêtes c’est surtout se rapprocher des personnes que nous aimons. La nourriture, elle, vient accompagner et augmenter le plaisir de ces retrouvailles, mais elle ne devrait pas les gâcher.

  • Verónica

    Ils sont vraiment intéressants ces conseils, car je me reconnais en certains paragraphes. Je mange beaucoup pendant les fêtes et je culpabilise après et je me tue en faisant du sport pour éliminer, pas facile tenir la ligne pendant ce temps de chocolat et repas en famille

    • Murielle

      Ah la punition par le sport 😉 Elle est de plus en plus répandue! Au final, c’est notre culpablité qui nous fait grossir car elle nous enferme dans un cercle vicieux : Nous mangeons du chocolat (ou un autre aliment que l’on juge mauvais) ⇒ On culpabilise ⇒ Cela génère des émotions négatives qui nous donnent à nouveau envie d’aliments réconfortants ⇒ Nous mangeons à nouveau mais la culpabilité nous empêche d’en retirer le plaisir nécessaire qui nous aiderait à nous faire sentir bien et réduirait nos envies de manger à nouveau…
      Alors que si nous prenions simplement du plaisir quand nous mangeons et PEU IMPORTE ce que nous mangeons, nous mangerions finalement beaucoup moins 😉 Et notre poids finirait par revenir à la normal, sans que nous n’ayons rien à faire : ni sport, ni restriction !

  • Benoit - Jappanda

    Salut Murielle,

    J’ai beaucoup aimé le côté « ne vous en faites pas, vos hôtes auront bien prévu un plateau de crudité… » en mode « dans leur infini bonté » 😉

    Quand on parle de perte de poids, on se concentre à 95% sur le physiologique. Pour moi c’est une ENORME (perte de poids…énorme…tu l’avais hein ? ;-)) erreur.

    Je sais pas qu’une grande partie de mes troubles alimentaires viennent de mon éducation et des situations liées à la nourriture. Exemple : je mange hyper vite, je ne mâche que très peu, et je fais ça depuis 25 ans.

    Avec mon regard d’adulte de 39 ans, je connais la cause. C’est l’ambiance familiale pourrie durant mon adolescence. Mes parents se parlaient super mal, et notamment au moment des repas, devant ma soeur et moi. Inconsciemment, je voulais que chaque repas dure le moins longtemps possible pour pouvoir retourner dans ma chambre pour vaquer à mes occupations.

    Ça me poursuit encore aujourd’hui. Bon après j’en suis pas « malheureux », je sais analyser tout ça, même si je n’arrive pas à lutter contre.

    Après, en ce qui concerne Noël, comme je suis mis à contribution en cuisine (vu que je cuisine depuis 30 ans), là c’est plus dans le partage, le fait de prendre le temps avec les gens de ma famille que je vois peu. Bref, l’atmosphère des repas compte aussi beaucoup sur nos pulsions alimentaires.

    a+

    Benoit

    • Murielle

      Absolument Benoît, l’atmosphère des repas et les émotions que l’on vit pendant les fêtes ont également un impact important dans la façon dont nous mangeons nos repas. Il faut adapter son comportement en fonction des situations.
      Par exemple : lorsque l’ambiance du repas est difficile comme était le tien à l’adolescence et comme il peut l’être à certains rassemblement familiaux 😉 au lieu de se dépêcher de terminer son assiette, il peut être intéressant de se mettre « dans une bulle », en se recentrant sur soi et son repas et ainsi porter une attention totalement à ce que l’on mange et à ce que cette nourriture nous procure comme sensation. Cela permet de manger à son rythme et de profiter de la nourriture à défaut de profiter de la « mauvaise » compagnie des gens qui nous entourent. Surtout que dans certaines situations, sortir de table serait mal vu.

      Et si au contraire, l’ambiance est excellente et que les conversations nous passionnent, là il faut apprendre à partager son attention entre son assiette et les gens qui nous entourent. Jongler entre les deux peut être délicat au départ, mais avec de la pratique, cela deviendra naturel et vous pourrez apprécier et votre repas et la compagnie qu’on vous offre.

      Et pour revenir à votre phrase: « Je sais analyser tout ça, même si je n’arrive pas à lutter contre. » Savoir ce qui nous pousse à faire ce que l’on fait est la première étape du changement. Je dirai même que cette l’étape la plus importante car elle vous permet de trouver des stratégies pour changer la situation. Dans votre cas, essayez par exemple de poser votre fourchette entre chaque bouchée, cela vous « obligera » à ralentir. Porter votre attention sur le goût des aliments, leurs textures, leurs arômes,…

  • Bastienne Nagy

    Cet article est très complet. Ce que j’apprécie, c’est l’accent que tu mets sur les émotions liées à la nourriture, le fait de s’écouter, d’arrêter de mettre trop le focus sur la nourriture en elle-même mais plus sur ce qui entoure ces moments.. Plus ils sont légers, plus la nourriture le sera aussi en qq sorte.

    • Murielle

      Tout à fait, plus on se prend la tête en pensant à ce que l’on devrait manger ou non, plus on a de chances de trop manger paradoxalement. Vous remarquerez que les personnes les plus minces, sont finalement des personnes qui ne sont jamais posés de question au sujet de ce qu’il fallait manger ou non, ne ce sont jamais interrogés sur les quantités, … Ils sont simplement à l’écoute de leurs sensations. Et donc plus nous lâchons prise et profitons de l’instant, moins nous avons de risque de manger en excès 🙂

    • Murielle

      Il faut absolument se libérer de la culpabilité de manger des aliments qui nous font plaisir. Ce n’est pas parce qu’on va manger un carré de chocolat qu’on va prendre 10kg… heureusement pour moi d’ailleurs 😉

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